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Label E+ C- : lancement pilote en Auvergne-Rhône-Alpes !

 

Vizea a participé ce vendredi 10 mars à la conférence « Expérimentation et nouveau dispositif régional » au salon BePositive de Lyon sur le nouveau label E+ C-.

Préfigurant la future réglementation, le label Energie-Carbone (E+C-) a vu le jour en fin d’année 2016. En vue de l’élaboration de la prochaine réglementation environnementale prévue pour 2018-2020 et en associant Maitrise d’Ouvrage et concepteurs, l’objectif de cette démarche est d’expérimenter sur le terrain ce nouveau référentiel et d’identifier tous les points d’amélioration possibles.

 

Pour ce faire, l'ADEME met en place en 2017 un accompagnement à la réalisation d'études d'évaluation des impacts environnementaux des bâtiments neufs et de suivi des consommations énergétiques. Ces dispositifs permettront ainsi de capitaliser les retours d’expériences sur la base de projets exemplaires respectant le référentiel « Énergie - Carbone » partout en France.

La démarche nationale du Label E+C- est désormais déclinée à l’échelle régionale. Le nouveau dispositif d’accompagnement a été officiellement lancé en Auvergne Rhône Alpes le 17 février à travers un nouvel appel à projet « Bâtiments neufs Energie Carbone ».

« OBJECTIF : retenir 20 projets pilotes (projets en fin de travaux, projets en phase "conception") et leurs équipes (maître d’ouvrage / BE) pour leur permettre de :

  • Bénéficier d'un soutien financier pour tester et appliquer le nouveau référentiel "Energie Carbone",
  • Profiter d'un accompagnement pour monter en compétence sur ce sujet en émergence,
  • Partager et échanger avec les 19 autres équipes pilotes. »

En effet, cette future réglementation envisagera :

  • Une approche multicritères basées notamment sur l’analyse de cycle de vie (ACV). C’est principalement sur ce nouvel enjeu que portera l’expérimentation.
  • Une approche de consommation énergétique globale, incluant l’électricité spécifique dans le bilan BEPOS.

Pour en savoir plus sur l’appel à projet lancé par la Direction Régionale de l’ADEME Auvergne-Rhône-Alpes et la DREAL


Pour des détails sur le label

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Bientôt une ferme en permaculture dans mon quartier ?

L’urbanisation des espaces agricoles a repoussé les fermes loin des centres-villes, la densification des espaces urbanisés engendre aujourd’hui de nombreuses problématiques : pourquoi ne pas faire respirer nos territoires et implanter une ferme en permaculture au sein de nos projets d’aménagement ?

Qu’est-ce que la permaculture ?

La permaculture est une approche pragmatique, inspirée par l'écologie scientifique, imaginée dans les années 1970. Elle est conçue pour permettre aux individus et aux communautés qu'ils constituent de repenser la relation des sociétés à leurs environnements, mise en danger par une conception du développement fondée sur l'exploitation minière des ressources naturelles (énergies fossiles, minéraux, eau, biodiversité, etc.).

De façon très simplifiée, l'objectif de la permaculture est de créer des écosystèmes naturels, s'appuyant sur les interactions de leurs différentes composantes pour en optimiser l'autonomie et garantir la qualité de vie des humains qui en sont parties prenantes. Le design, l'aménagement et le pilotage de cet "écosystème permaculturel" sont le fruit d'une vision globale du site, de son fonctionnement et de sa dynamique, en accord avec les aspirations sociales, écologiques et économiques de ceux qui y participent.

FIGURE 2 : FERME DU BEC HELLOUIN

 

La permaculture est donc une démarche agricole ancrée dans un lieu, un contexte et avec des acteurs qui lui sont propre. Il n’existe pas d’expérience de permaculture en tout point reproductible.

La ferme du bec Hellouin : un exemple documenté

Le cas le plus souvent cité dans les exploitations en permaculture est celui de la ferme du bec Hellouin. Cette ferme, qui sert par ailleurs d’école de permaculture, a été suivie pendant plus de 3 ans par des chercheurs de l’INRA-AgroParisTech afin d’en comprendre, d’en optimiser et de documenter l’équilibre économique de la structure.

Située en Normandie, la ferme du bec Hellouin a été créée en tant qu’exploitation permaculturelle en 2007 par un couple en reconversion professionnelle. Le site choisi ne possédait pas d’atouts particuliers pour l’agriculture : la qualité du sol était plutôt mauvaise et la situation géographique n’est pas non plus particulièrement favorable.

FIGURE 3 : PLAN D’ORGANISATION DE LA FERME DU BEC HELLOUIN

L’étude de l’INRA portait uniquement sur une partie des surfaces exploitées. Au total, la ferme exploite 4000 à 7000 m² de terre pour des cultures maraichères, et l’étude s’est focalisée sur 1000 m² (les parcelles les plus reproductibles sur d’autres exploitations). Les conclusions présentées sont donc un premier pas pour définir un cadre, mais il faut garder à l’esprit que chaque projet de permaculture est différent.

Les principaux enseignements sont les suivants :

  • Il faut environ 1,6 heures de travail par an pour cultiver intensément 1 mètre carré de butte permanente.
  • Chaque mètre carré peut produire une valeur d’environ 55 €, dans un contexte similaire au Bec Hellouin
  • Chaque heure de travail dans les jardins produit donc un chiffre d’affaire d’environ 34 €.
  • En ajoutant aux heures travaillées dans les jardins 50 % de temps supplémentaire pour les autres tâches, chaque heure travaillée génère un chiffre d’affaire d’environ 23 €.
  • Le coût de l’ensemble des outils ayant servi à réaliser cette production (serres, irrigation, outils divers) est d’environ 22 000 €.
  • Une personne peut exploiter efficacement une surface comprise entre 500 et 1000 mètres carrés.

La permaculture reste encore une démarche agricole à contre-courant du schéma classique de l’agriculture intensive, orientée sur la monoculture et le recours aux engrais, pesticides et autres produits chimiques.

La démarche d’une ferme en permaculture est singulière. Elle demande de concevoir autrement le rapport entre l’agriculteur et son exploitation : la surface exploitée est nettement réduite, mais la diversité des cultures y est très importante (en moyenne 76 types de produits cultivés chaque année à la ferme du bec Hellouin), tout comme l’intensité des plantations afin d’optimiser au plus justes les parcelles exploitées.

La saisonnalité de la production, donc de la charge de travail et des revenus est importante, et nécessite une gestion anticipée de l’exploitation.

Quelles conditions pour une ferme en permaculture dans un projet d’aménagement ?

Plusieurs facteurs entrent en considération pour optimiser la réussite d’une ferme en permaculture :

  • Recréer des écosystèmes spécifiques du terroir,
  • Avoir une conception et une organisation de l’exploitation permettant de tirer profit des synergies, des interactions et des apports des abords de la ferme,
  • Echanger avec les exploitants de parcelle en permaculture dans un périmètre proche pour recueillir leur expérience,
  • Diversifier les débouchés (vente directe à la ferme, paniers de légumes, AMAP, restaurateurs …),
  • La capacité à constituer un sol de qualité.

Une microferme permaculturelle d’un hectare peut donc fournir des légumes, mais aussi bien d’autres produits agricoles, et donner du travail à une personne tout en constituant un véritable agroécosystème diversifié, produisant lui-même la biomasse nécessaire au maintien de la fertilité de la parcelle maraîchère. Le milieu  devient autofertile et donc plus résilient. Et plus le temps passe, plus il gagne en autonomie.

Une ferme en permaculture : une multitude de bénéfices

Une ferme en permaculture permet de répondre à plusieurs enjeux au centre de nos projets d’aménagement :

  • Patrimoine et paysage : Réserver une emprise foncière pour une ferme en permaculture permet d’apporter un véritable paysage au cœur de la ville. Les différents espaces de culture sont autant de paysages : mandala, potager, serres, verger, mare …
  • Gestion de l’eau : Une des clés de l’agriculture est la ressource en eau, dont la gestion est très contrainte dans les zones urbanisées. Une surface agricole permet de limiter l’imperméabilisation des sols et de pouvoir réutiliser les eaux de pluies captées à proximité sans avoir à les diriger vers les réseaux.
  • Biodiversité et nature en ville : La diversité des plantes est fondamentale dans le fonctionnement d’une ferme en permaculture. Un tel espace est source d’une biodiversité très importante pour le bon fonctionnement de l’ensemble de la ferme. L’absence de produits chimiques permet de pérenniser cette biodiversité.
  • Climat et ilot de chaleur urbain : Une ferme en permaculture implique forcément une zone non construite sur une emprise relativement importante. La présence d’eau, de végétaux et l’absence de construction, permet de créer un ilot de fraicheur, limitant ainsi le phénomène d’ilot de chaleur urbain.
  • Gestion des déchets : La permaculture n’utilisant pas de produits chimiques, elle utilise le compost. Celui-ci peut être issu d’un périmètre plus large que la ferme, comme par exemple dans le cas d’un compostage des déchets verts de la ville ou d’une récupération de la part fermentescible des ordures ménagères des habitants.
  • Lien social : Une ferme permaculturelle, de par son modèle, est également un lieu de rencontre. L’intérêt pédagogique (autant pour les enfants que pour les adultes) d’un tel projet permet de créer un lien entre la ferme et les habitants.
  • Economie sociale et solidaire : Dans une logique de circuit court et de diversification des débouchés, une ferme en permaculture est de fait un acteur de l’économie sociale et solidaire : AMAP, vente directe aux particuliers, vente à des restaurateurs du territoire

Bref, la liste est longue.

Une ferme permaculturelle dans votre quartier, ça donnerait quoi ?

Vente en directe à la ferme

Une autre approche de l’agriculture

Une portée pédagogique pour les enfants …

… et pour les adultes

Parcelles densément cultivées

Une grande variété de plantes

Des dispositifs spécifiques à chaque site

Une place pour les rencontres

Une faune variée retrouve sa place

La permaculture n’attend plus que vous et un petit bout de terrain !

Aller plus loin :
http://asso.permaculture.fr/
http://permaculturefrance.org/
http://www.fermedubec.com/ferme.aspx
http://www.fermedubec.com/inra/Rapport-%C3%A9tude-2011-2015-Bec-Hellouin_30112015-2.pdf

 

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Une nouvelle aide pour l’acquisition d’un vélo à assistance électrique

Le code de l’énergie vient d’évoluer ce samedi 18 Février 2017 avec la parution au Journal Officiel du Décret n° 2017-196 du 16 février 2017 relatif aux aides à l'achat ou à la location des véhicules peu polluants intégrant une nouvelle aide pour l’acquisition d’un vélo à assitance électrique.

Cette nouvelle aide apportée par l’état pour l’acquisition d’un vélo à assistance électrique (VAE) [1] neuf et qui n’utilise pas une batterie au plomb correspond à 20% du montant d’achat toutes taxes comprises dans la limite de 200 euros.

Cette aide est assez intéressante puisqu’un VAE coûte entre 500 € en bas de gamme et 2500 € pour un produit de bonne qualité. Elle peut donc facilement compléter un investissement mais sera-t-elle suffisamment élevée pour motiver le passage à l’acte ? A Paris l’aide proposée par la collectivité est de 33% avec un maximum de 400 euros et s’applique aussi aux triporteurs et vélo cargo. A Lyon, c’est 25% du montant avec un maximum de 200 euros.

La nouvelle aide de l’état reste donc à un niveau faible au regard des financements octroyés actuellement par les collectivités.

VAE VIZEA

Cette aide concerne les personnes physiques, services de l’état mais aussi les personnes morales ouvrant ainsi la porte au financement de flottes de vélo électriques dans les entreprises. Elle ne peut être attribuée qu’une fois par personne physique. Elle n’est hélas pas cumulable avec une aide financière d’une collectivité comme Paris ou Lyon.

L’aide financière pour les vélos à assistance électrique est-elle justifiée et cohérente de l’évolution nécessaire de nos modes de déplacement ?

On pourrait être tenté de remarquer que le vélo classique et les bonnes chaussures de marche ne sont pas subventionnés. D’un point de vue environnemental, le VAE apporte néanmoins plusieurs intérêts car il permet :

  • d’allonger les distances parcourues par les usagers en vélo,
  • de renforcer l’utilisation du vélo par des personnes plus âgées,
  • de démocratiser le vélo dans des villes ou la topographie pénalise son usage. Vizea réalise actuellement le schéma cyclable de Dieppe où la topographie est sans doute l’ennemi numéro un des cyclistes.

La proposition de la ville de Paris d’élargir leurs financements aux triporteurs et vélo cargo est une proposition complémentaire favorable aux mobilités douces qui aurait pu être mise en place dans cette nouvelle aide. Avec l’avènement de l’indemnité kilométrique vélo en 2016, cette nouvelle aide vient néanmoins renforcer les opportunités de déplacements cyclables du trajet-travail.

La publication du décrêt vient d’être salué ce soir par sept associations nationales dans un communiqué commun : La Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB), Réseau Action Climat, France Nature Environnement, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, FNAUT, WWF et l’Association Respire.

Attention cette nouvelle aide n’est pour le moment applicable que si vous achetez votre vélo à assistance électrique avant le 31 janvier 2018. Alors n’hésitez plus en 2017, reléguez votre voiture et passez au vélo à assistance électrique (à défaut d’une aide au vélo standard). Si vous êtes une entreprise profitez de l’ouverture aux personnes morales pour combler vos salariés.

 

[1] Vélo à assistance électrique ou plus exactement cycle à pédalage assisté : cycle équipé d'un moteur auxiliaire électrique d'une puissance nominale continue maximale de 0,25 kilowatt, dont l'alimentation est réduite progressivement et finalement interrompue lorsque le véhicule atteint une vitesse de 25 km/ h, ou plus tôt si le cycliste arrête de pédaler.

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Le calendrier de labellisation Ecoquartier pour 2017 est fixé !

Depuis 2012, la démarche ÉcoQuartier valorise les projets qui favorisent l’émergence de nouvelles façons de concevoir, de gérer et de vivre au  cœur  de nos territoires. Renouvelée en 2016 par le ministère du Logement et de l’Habitat durable, la démarche Ecoquartier a ouvert les  candidatures pour l’année 2017.

  • 16 janvier au 24 mars 2017 : recensement des opérations par les DREAL.
  • 27 mars au 12 mai : dossier rempli par les collectivités sur la nouvelle plateforme (LOAD).
  • 15 mai au 25 août : expertise intégrant la visite de terrain.
  • Septembre 2017 : commission régionale (synthèse des expertises DDT/ experts extérieurs).
  • Novembre 2017 : commission nationale (synthèse expertise régionale et nationale).
  • Décembre 2017 : annonce des résultats et remise des labels

Concernant le recensement des opérations, il s’agit d’informer la DREAL de l’opération. Une présentation succincte du projet doit être transmise à cet effet, avant le 24 mars 2017 auprès de votre correspondant « Ville Durable » en DDT(M).

Retrouver ici l’annuaire des correspondants « Ville Durable »

Il est prévu que le dossier de labellisation soit mis en ligne fin février 2017. La plateforme sera quant-à-elle ouverte aux candidatures fin mars.

Pour plus d’informations :

 

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Faciliter l’entretien et le maintien de la performance dans les logements : le carnet numérique

Les règlementations thermiques des dernières années se sont attachées à diminuer les consommations des bâtiments en incitant à mettre en œuvre une enveloppe et des systèmes performants. Toutefois, la performance énergétique ne repose pas uniquement sur la performance intrinsèque du logement. Ses habitants influencent fortement la consommation au travers de leurs comportements.

Il est donc essentiel que les usagers connaissent les bons comportements à adopter pour réduire leurs consommations, mais aussi les opérations d’entretien et de maintenance nécessaires au maintien de la performance dans le temps.

Le carnet numérique d’entretien

La loi de Transition Énergétique a, pour ces raisons, intégré l’obligation d’élaboration d’un carnet numérique d’entretien pour toute construction neuve dont le permis de construire est déposé à compter du 1er janvier 2017.  Cette obligation s’appliquera également aux logements faisant l’objet d’une mutation à compter du 1er janvier 2025.  (Article L111-10-5 CCH).

Les logements locatifs sociaux conventionnés sont exonérés de cette obligation.

Ce document est un carnet du logement, et ne doit pas être confondu avec le carnet de l’immeuble.

Son objectif est de transmettre à l’usager des éléments sur la bonne utilisation, l’entretien, et l’amélioration progressive des performances énergétiques pour le logement et les parties communes

Ce document comporte également les documents suivants :

  •  Le dossier de diagnostic technique (DDT) : Il comporte les diagnostics plomb, amiante, termites, gaz et d’électricité, l'état des risques naturels, miniers et technologique s’il est obligatoire, le diagnostic de performance énergétique, le document relatif aux installations d'assainissement non collectif et si nécessaire l'information sur la présence d'un risque de mérule.
  •  Les documents relatifs à l'organisation de l'immeuble pour les copropriétés : Règlement de copropriété, certaines informations financières (exemple : l'état global des impayés de charges), le carnet d'entretien de l’immeuble, une notice d'information relative au fonctionnement de la copropriété.

Afin d’expérimenter des solutions opérationnelles de carnet numérique, le Plan Transition Numérique dans le Bâtiment (PTNB) avait lancé 10 juin 2016 un appel à projets d’expérimentation à destination d’opérateurs privés proposant de telles solutions opérationnelles. 12 projets ont été sélectionnés en novembre dernier et sont actuellement en cours de développement pour rendre concret l’obligation de carnet numérique.

A noter, le décret devant préciser les modalités de mise en place de ce carnet numérique est en attente de parution.

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